Conception NF C 15-100
Documentation par l'exemple — un projet suivi d'un bout à l'autre
- Outil
- rubrique-ELEC/conceptionNFC15100.php — Bâti'Tools (compte PRO)
- Ce que l'outil détermine
- Une installation électrique basse tension complète : régime de neutre, équipement minimal des locaux, section et protection de chaque circuit, chute de tension cumulée, parafoudre, tableaux, et le CCTP du lot électricité qui en découle
- Édition prise en compte
- NF C 15-100, édition d'août 2024, parties 1, 10 et 7-7xx
L'utilisateur décrit son projet en sept onglets : le cadrage (type d'ouvrage, alimentation, régime de neutre, courant de court-circuit présumé, prise de terre), les locaux, les circuits, puis il consulte les protections, le parafoudre, les tableaux et le CCTP. Un bandeau de conformité reste visible d'un onglet à l'autre et compte en permanence les non-conformités, les points à vérifier et les écarts de bonne pratique.
Il n'y a pas de bouton « Calculer » : toute saisie relance le calcul complet après un court délai.
Ce que l'outil ne fait pas : il ne remplace pas la vérification initiale au titre du Titre 6 ni le Consuel ; il ne calcule pas le courant de court-circuit à partir des données du distributeur, qu'il prend en donnée d'entrée ; il ne traite pas le branchement en amont du point de livraison, qui relève de la NF C 14-100 ; il ne dessine pas de plan. Le résultat est un avant-projet, à recouper avant exécution.
Le fil rouge de cette documentation :
- S1 — Cadrage du projet
- S2 — Un local et ses obligations
- S3 — La salle d'eau et la partie 7-701
- S4 — Un circuit simple, les quatre critères
- S5 — Un circuit long, la chute de tension
- S6 — La protection du circuit
- S7 — Le parafoudre
- S8 — Le tableau
- S9 — Le bandeau de conformité
- S10 — Le CCTP
- S11 — Un second cas : tertiaire à deux tableaux
- S12 — Messages d'alerte et d'erreur
Le projet fil rouge
Maison individuelle de plain-pied, 110 m², 5 pièces principales. Alimentation monophasée 230 V, puissance souscrite 12 kVA, appareil général de commande et de protection calibré à 60 A. Régime TT, prise de terre mesurée à 50 Ω. Courant de court-circuit présumé de 3 kA à l'origine. Tableau unique au garage. Zone à densité de foudroiement moyenne, alimentation basse tension partiellement aérienne. Quatorze circuits.
Ce cas a été choisi parce qu'il fait travailler les huit modules de l'outil sans devenir illisible, et parce qu'il contient au moins un exemple de chaque situation à connaître : un circuit où c'est la section minimale réglementaire qui l'emporte, deux circuits que la chute de tension cumulée oblige à relever, une salle d'eau qui déclenche une partie 7-7xx, et une décision parafoudre qui n'est pas tranchée par le premier tableau consulté.
Le projet exemple est chargé d'un clic dans la barre d'outils : Projet exemple.
S1 — Cadrage du projet
Première saisie : ce que l'installation reçoit, et sous quel régime de neutre elle fonctionne.
Données d'entrée
- Type d'ouvrage
- Bâtiment d'habitation
- Type d'installation
- Type A — branchement BT depuis le réseau public de distribution
- Nature de l'alimentation
- Monophasé 230 V
- Puissance souscrite
- 12 kVA
- Calibre de l'AGCP
- 60 A
- Icc présumé à l'origine
- 3 kA
- Résistance de la prise de terre
- 50 Ω
- Schéma des liaisons à la terre
- TT
Résultat
- Section minimale de la liaison au tableau
- 16 mm² cuivre Tableau 10-1D
- Chute de tension retenue sur cette liaison
- 2 %
- Limites de chute de tension
- 3 % pour l'éclairage, 5 % pour les autres usages Tableau 52.23
- Temps de coupure applicable
- 0,2 s sur les circuits terminaux, 5 s en distribution Tableau 41.1
Ces quatre valeurs conditionnent tout le reste. Les 2 % consommés d'entrée par la liaison de branchement sont à retenir : sur les 3 % admis pour l'éclairage, il n'en reste qu'un seul pour les circuits terminaux — c'est ce qui fera relever deux d'entre eux à la scène S5.
S2 — Un local et ses obligations
L'utilisateur saisit la cuisine. L'outil ne rend que les prescriptions de ce local-là.
Données d'entrée
- Nom
- Cuisine
- Type
- Cuisine
- Surface
- 11 m²
- Présence d'eau
- AD2 — gouttes
- Chocs mécaniques
- AG2 — moyens
Résultat
- Socles de prise de courant
- 6 au minimum
- Points d'éclairage
- 1 au minimum
- Degré de protection
- IPX1
Prescriptions restituées :
- 6 socles de prise de courant 16 A 2P+T au minimum, dont 4 au-dessus du plan de travail. NF C 15-100-10 § 10.1.6.3.2
- Un point d'éclairage au minimum, équipé d'une boîte de connexion et d'un socle DCL. NF C 15-100-10 § 10.1.6.2
- Ces six socles sont alimentés par un circuit qui leur est dédié, en 2,5 mm². § 10.1.6.4
- Aucun socle au-dessus de l'évier ni au-dessus des feux ou plaques de cuisson. § 10.1.6.3.2
- Présence d'eau classée AD2 : matériel de degré de protection IPX1 au minimum. NF C 15-100 § 512.2 et 522
- Chocs mécaniques classés AG2 : matériel de degré IK07 au minimum. NF C 15-100 § 512.2
Deux autres locaux du même projet
- Séjour, 34 m²
- 9 socles — un par tranche de 4 m², le décompte à la surface l'emportant ici sur le plancher applicable au local
- WC, 2 m²
- Aucun socle imposé — la surface ne dépasse pas le seuil ; le point d'éclairage, lui, reste dû
S3 — La salle d'eau et la partie 7-701
Un type de local suffit à rendre applicable une partie entière de la norme. L'outil le dit, et restitue les volumes.
Données d'entrée
- Nom
- Salle d'eau
- Type
- Salle d'eau (baignoire ou douche)
- Surface
- 6 m²
- Présence d'eau
- AD4 — projections
Résultat
- Socles de prise de courant
- 1 au minimum
- Degré de protection
- IPX4
- Partie déclenchée
- 7-701 — Locaux contenant une baignoire ou une douche
Volumes de sécurité restitués
- Volume 0
- IPX7 — appareillage interdit
- Volume 1
- IPX4 — commande de circuits TBTS limitée à 12 V en alternatif ou 30 V en continu
- Volume 2
- IPX4 — TBTS ≤ 12 V~ / 30 V⎓ ; socle de prise rasoir alimenté par transformateur de séparation de 20 à 50 VA ; socle DCL protégé par DDR 30 mA
- Liaison équipotentielle
- 2,5 mm² cuivre si le conducteur est protégé mécaniquement, 4 mm² s'il ne l'est pas ; ou feuillard galvanisé d'au moins 20 mm² et 1 mm d'épaisseur
- Chauffe-eau
- À installer hors volume. À défaut, en volume 2 ; en volume 1 seulement s'il est horizontal et placé le plus haut possible. DDR 30 mA obligatoire
L'outil rend aussi la géométrie de chaque volume et les prescriptions sur les canalisations, les boîtes de connexion et les trappes d'accès. Ces éléments n'apparaissent que pour les locaux effectivement saisis.
S4 — Un circuit simple, et les quatre critères
Le circuit de prises du séjour. C'est ici que se voit ce qui distingue cet outil d'un calculateur de section : la section retenue est le maximum de quatre critères, pas de deux.
Données d'entrée
- Intitulé
- Prises séjour
- Usage
- Prises de courant
- Nature du circuit
- Prises de courant 16 A 2P+T (2,5 mm²)
- Puissance
- 3 680 W
- cos φ
- 1
- Longueur
- 24 m
- Alimentation
- Monophasé 230 V
- Isolant / âme
- PVC (70 °C) / cuivre
- Mode de pose
- B1 — conducteurs isolés en conduit apparent ou en goulotte
- Circuits groupés
- 3
- Température ambiante
- 30 °C
- Courbe
- C
Résultat
- Courant d'emploi IB
- 16 A
- Calibre retenu In
- 16 A § 433.1
- Facteurs appliqués
- Température ambiante 1 (30 °C) × Groupement de circuits 0,7 (3 circuits) = 0,7
- Courant admissible requis Iz
- 22,9 A
- Sections candidates
- thermique 2,5 · chute de tension 1,48 · court-circuit non vérifiée · minimum 2,5 (mm²)
- Section retenue
- 2,5 mm² — critère dimensionnant : section minimale réglementaire
- Conducteur de protection
- 2,5 mm² Tableau 54.3
- Chute de tension
- 2,97 % sur le circuit, 2 % en amont, 4,97 % cumulée (limite 5 %) § 525
- Durée de défaut admissible
- 8,6 ms à l'Icc présumé § 434.5.2
Deux points méritent d'être lus attentivement sur ce résultat.
- La chaîne va de IB à In puis à Iz, dans cet ordre. C'est le calibre — 16 A — et non le courant d'emploi qui sert de base au courant admissible requis : 16 ÷ 0,7 = 22,9 A. Dimensionner sur IB seul conduit régulièrement à une section pour laquelle aucun calibre normalisé n'existe.
- Deux critères sont à égalité et l'outil les signale tous les deux (les valeurs surlignées). Il nomme le plus parlant : quand la tenue thermique et le minimum réglementaire donnent la même valeur, c'est que la section est au plancher, et le message utile est le minimum réglementaire.
S5 — Un circuit long, et la chute de tension cumulée
L'éclairage extérieur, en câble enterré sur 48 m. Pris isolément, 1,5 mm² suffirait. Cumulé avec la liaison de branchement, non.
Données d'entrée
- Intitulé
- Éclairage extérieur
- Usage
- Éclairage
- Puissance
- 450 W, cos φ 1
- Longueur
- 48 m
- Isolant / âme
- PR / EPR (90 °C) / cuivre
- Mode de pose
- D1 — câble en conduit ou fourreau enterré
- Circuits groupés
- 1
- Température du sol
- 30 °C
Résultat
- Courant d'emploi IB
- 2 A
- Calibre retenu In
- 2 A
- Facteurs appliqués
- Température du sol 0,93 (30 °C) × Groupement 1 (1 circuit) = 0,93
- Courant admissible requis Iz
- 2,2 A
- Sections candidates
- thermique 1,5 · chute de tension 0,65 · minimum 1,5 (mm²)
- Section retenue
- 2,5 mm² — critère dimensionnant : chute de tension cumulée depuis l'origine
- Chute de tension
- 0,77 % sur le circuit, 2 % en amont, 2,77 % cumulée (limite 3 %) § 525
Aucun des quatre critères propres au circuit ne demandait plus de 1,5 mm². C'est la reprise automatique qui a porté la section à 2,5 mm² : à 1,5 mm², la chute cumulée dépassait les 3 % admis pour l'éclairage. La même chose s'est produite sur « Éclairage séjour et dégagement », relevé lui aussi de 1,5 à 2,5 mm².
L'outil rend cette reprise sous forme de journal, dans l'onglet Conformité :
| Itération | Circuit | De | À | Motif |
|---|---|---|---|---|
| 1 | C1 | 1,5 mm² | 2,5 mm² | chute de tension cumulée |
| 1 | C3 | 1,5 mm² | 2,5 mm² | chute de tension cumulée |
Deux itérations, convergence atteinte. Le journal existe pour une raison précise : un bureau d'études doit pouvoir dire pourquoi l'outil a retenu 2,5 mm² plutôt que 1,5, et le montrer à un tiers.
S6 — La protection du circuit
Reprise du circuit « Prises séjour » de la scène S4, côté protection.
Résultat
- Calibre In
- 16 A
- Courbe
- C
- Seuil magnétique
- 160 A
- Icc en bout de ligne
- 432 A
- Longueur maximale protégée
- 65 m — pour 24 m posés
- Pouvoir de coupure minimal
- 3 kA
Le courant de court-circuit en bout de ligne (432 A) dépasse le seuil magnétique (160 A) : la protection déclenche, et la longueur maximale protégée (65 m) laisse de la marge sur les 24 m posés. L'Icc de bout de ligne est calculé par la méthode conventionnelle, à 80 % de la tension nominale, en prenant le conducteur de protection comme conducteur de retour ; le seuil magnétique est pris à la borne haute de la plage de la courbe, c'est-à-dire au pire cas.
Dispositifs différentiels de l'installation
- Nombre minimal
- 2 dispositifs 30 mA
- Courant assigné minimal
- 69 A par dispositif — calibre courant retenu : 80 A
- Circuits maximum par dispositif
- 8
- Type A imposé
- Cuisson — plaque, Lave-linge
- Répartition
- Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être répartis sous au moins deux DDR.
L'outil précise son hypothèse : « Somme pondérée de l'ensemble des circuits : 138 A. Sous l'hypothèse d'une répartition équilibrée sur 2 dispositifs, chacun doit être calibré à 69 A au moins (règle 4 par l'aval), et au moins au calibre de l'AGCP (60 A, règle 4 par l'amont). La répartition réelle relève du concepteur : dès qu'elle est déséquilibrée, le calibre se recalcule dispositif par dispositif. »
Contacts indirects
- Mode
- DDR — c'est le dispositif différentiel qui assure la coupure, pas le disjoncteur
- Prise de terre
- 50 Ω
- Sensibilité maximale admise
- 1 000 mA
En schéma TT, la valeur de la prise de terre commande la sensibilité admissible du dispositif général. Les circuits terminaux, eux, restent protégés par les dispositifs 30 mA. NF C 15-100 § 411.5
S7 — Le parafoudre
Cinq saisies, un verdict — et son motif. C'est le module où l'erreur la plus courante consiste à ne regarder que la densité de foudroiement.
Données d'entrée
- Densité de foudroiement Nk
- 22 impacts/km²/an
- Alimentation basse tension
- Entièrement ou partiellement aérienne
- Paratonnerre sur le bâtiment
- Non
- Enjeu de sécurité des personnes
- Non
- Longueur de ligne aérienne BT
- 0,3 km
- Situation du bâtiment
- Terrain plat ou découvert
- Perte matérielle / indisponibilité / sécurité
- Moyen / Moyen / Sans incidence
- Catégorie du matériel le plus faible
- II — appareils domestiques
Résultat
Motifs restitués, dans l'ordre où l'outil les a établis :
- Densité de foudroiement Nk = 22 impacts/km²/an, soit une classe d'influence externe AQ1.
- L'alimentation basse tension est entièrement ou partiellement aérienne.
- Le Tableau 10-1H ne rend pas le parafoudre obligatoire dans cette configuration. L'analyse du risque de l'Annexe 10A est conduite pour préciser son utilité.
- Analyse du risque de l'Annexe 10A : estimation du risque de foudroiement F = 64,9, estimation des conséquences G = 4. Le croisement de ces deux estimations conclut : parafoudre utile.
Caractéristiques à prescrire
- Type
- Type 2
- Mode de connexion
- CT2 Tableau 53.6
- In minimal
- 10 kA
- Niveau de protection Up
- ≤ 2,5 kV, pour du matériel de catégorie II
- Tension Uc minimale
- phase / neutre : 253 V · phase / PE : 253 V · neutre / PE : 230 V Tableau 10A.5
Mise en œuvre
- Longueur totale des conducteurs de raccordement du parafoudre limitée à 0,5 m, aller et retour compris.
- Conducteur de mise à la terre du parafoudre : 6 mm² cuivre au minimum.
- Conducteurs de raccordement aux conducteurs actifs : 2,5 mm² cuivre au minimum.
- Le circuit du parafoudre est protégé en amont par un dispositif différentiel de type S (sélectif, immunisé aux ondes 8/20), jamais par un 30 mA.
« Utile » n'est pas « obligatoire ». L'outil le distingue et renvoie la décision au maître d'ouvrage, informé du risque. Trois autres situations donnent un verdict immédiat, sans analyse de risque : un bâtiment équipé d'un paratonnerre — obligatoire quelle que soit la densité de foudroiement — une alimentation aérienne en classe AQ2, et une indisponibilité concernant la sécurité des personnes en AQ2. NF C 15-100-10 § 10.1.7.7.4 et Annexe 10A
S8 — Le tableau
Quatorze circuits dans un tableau unique. Ce que l'outil en déduit, et ce qu'il refuse de faire passer pour une exigence.
Résultat
- Circuits rattachés
- 14
- Puissance installée
- 42 300 W, foisonnée 41 420 W
- Modules occupés
- 34 sur 52 (4 rangées)
- Réserve
- 35 % — exigée : 20 %
- Puissance dissipée estimée
- 85 W
- Degrés de protection
- IP20 / IK07
Cet avertissement est affiché systématiquement, et il est délibéré : dans ce module cohabitent des exigences normatives et des valeurs d'ingénierie. Présenter les secondes comme les premières serait la plus commode des erreurs. NF C 15-100 § 512.2 et 558 ; NF C 15-100-10 § 10.1.7 ; NF EN 61439
S9 — Le bandeau de conformité
Trois listes, et pas une seule. Les mélanger reviendrait à noyer ce qui bloque dans ce qui ne bloque pas.
Résultat sur le projet fil rouge
- Non-conformités
- 0
- Points à vérifier
- 1
- Écarts de bonne pratique
- 3
Point à vérifier — l'outil regroupe les points identiques plutôt que de répéter quatorze fois la même phrase :
Écarts de bonne pratique :
- Répartition des différentiels — Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être répartis sous au moins deux DDR.
- Parafoudre — L'analyse du risque conclut à l'utilité d'un parafoudre sans le rendre obligatoire. La décision revient au maître d'ouvrage, informé du risque.
- Vérification initiale — Le résultat de l'outil est un avant-projet. Il ne vaut ni vérification initiale au titre du Titre 6, ni attestation de conformité.
Synthèse du même onglet
- Circuits
- 14
- Chute de tension la plus élevée
- 4,97 % sur « Prises séjour »
- Critères dimensionnants
- section minimale réglementaire : 11 · chute de tension cumulée : 2 · tenue thermique : 1
Cette dernière ligne est celle qu'un bureau d'études lit en premier : sur quatorze circuits d'une maison individuelle, onze sont dimensionnés par le minimum réglementaire. Un outil qui ne regarderait que la tenue thermique et la chute de tension aurait donné une réponse plus faible sur onze circuits.
S10 — Le CCTP
Douze chapitres, 37 articles pour ce projet, avec les valeurs du projet substituées. Extrait de trois articles sur 37 — l'outil en restitue la totalité, groupés par chapitre.
3.4 Chute de tension admissible NF C 15-100 § 525
« L'installation est de type A. Les chutes de tension entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation n'excèdent pas 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages. La chute de tension la plus élevée relevée à l'étude est de 4,97 % sur le circuit « Prises séjour ». »
7.2 Dispositifs différentiels NF C 15-100 § 531.2 ; NF C 15-100-10 Tableau 10-1G
« L'installation comporte au moins 2 dispositifs différentiels à haute sensibilité de 30 mA, de courant assigné au moins égal à 80 A chacun. Un même dispositif ne protège pas plus de 8 circuits. Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être répartis sous au moins deux DDR. Les circuits suivants sont protégés par un dispositif de type A : Cuisson — plaque, Lave-linge. »
8.1 Parafoudre NF C 15-100 § 443 et 534.1.4 ; NF C 15-100-10 Annexe 10A
« Un parafoudre est prévu à l'origine de l'installation, l'analyse du risque concluant à son utilité. Il est de Type 2, en mode de connexion CT2, de In au moins égal à 10 kA et de niveau de protection Up au plus égal à 2,5 kV, compte tenu de la tenue aux chocs du matériel de catégorie II présent dans l'installation. Tout matériel de catégorie II situé à plus de 10 m du parafoudre d'origine est protégé par un parafoudre complémentaire de Up au plus égal à 2,5 kV. »
Les douze chapitres couvrent l'objet du lot, les textes de référence, les caractéristiques générales, l'origine et les tableaux, les canalisations, les surintensités, les chocs électriques, les surtensions, l'appareillage, les emplacements particuliers, les influences externes et la réception. Le CCTP se télécharge depuis l'onglet.
S11 — Un second cas : tertiaire à deux tableaux
Ce que le premier fil rouge ne peut pas montrer : une arborescence, une chute cumulée sur deux étages, une non-conformité de longueur protégée, et une reprise de section qu'il faut savoir refuser.
Données d'entrée
- Ouvrage
- Atelier tertiaire, alimentation triphasée 400 V, 36 kVA, AGCP 60 A
- Régime
- TN-S, Icc présumé 6 kA, prise de terre 20 Ω
- Tableaux
- Tableau général, puis divisionnaire atelier alimenté depuis le général
- Circuits
- Alimentation du divisionnaire (75 m), éclairage atelier (55 m), machine-outil (32 m), prises atelier (40 m)
Résultat
| Circuit | IB | In | Section | Critère | Δu circuit | Δu amont | Δu cumulée |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Alimentation du divisionnaire | 35,3 A | 40 A | 16 mm² | chute cumulée | 1,57 % | 1 % | 2,57 % |
| Éclairage atelier | 11,3 A | 13 A | 35 mm² | chute cumulée | 0,34 % | 2,57 % | 2,91 % |
| Machine-outil | 18,7 A | 20 A | 2,5 mm² | chute cumulée | 2,11 % | 2,57 % | 4,68 % |
| Prises atelier | 16 A | 16 A | 6 mm² | chute cumulée | 2,06 % | 2,57 % | 4,63 % |
Six itérations, convergence atteinte. Les quatre circuits sont dimensionnés par la chute cumulée — ce qui, à soi seul, dit que l'installation est longue pour son budget de tension.
Ce que l'outil refuse de laisser passer sans le dire
Le résultat est juste — la chute cumulée est bien tenue à 2,91 % pour 3 % admis — mais il serait trompeur sans ce message : ce n'est pas ce circuit-là qui pose problème. Rendre 35 mm² pour un circuit d'éclairage sans l'expliquer, c'est laisser le concepteur chercher son erreur là où elle n'est pas.
Non-conformité relevée
Le circuit de la machine-outil est en courbe D, comme il est d'usage pour un moteur. C'est précisément ce choix qui remonte le seuil magnétique à 20 × In et met la longueur protégée en défaut. L'outil ne corrige pas la courbe à la place du concepteur : il nomme la limite et propose les trois leviers.
Tableaux
- Tableau général
- 1 circuit, 8 modules, 1 rangée, réserve 38 %, IP20 / IK07
- Divisionnaire atelier
- 3 circuits, 14 modules, 2 rangées, réserve 46 %, IPX1 / IK08
S12 — Messages d'alerte et d'erreur
L'outil ne corrige jamais une saisie hors domaine en silence. Il calcule ce qui peut l'être, et nomme la limite atteinte.
- Mode de pose inconnu
- « Mode de pose inconnu : « … ». »
- Isolant non référencé
- « Isolant inconnu : « … ». Seuls le PVC et le PR sont référencés. »
- Courant admissible au-delà de la table du mode de pose
- « Le courant admissible requis (… A) dépasse ce que permet la plus grande section de la table pour ce mode de pose (… mm²). Prévoyez plusieurs conducteurs en parallèle, ou un autre mode de pose. »
- Courant d'emploi au-delà de la série des calibres
- « Le courant d'emploi du circuit (… A) dépasse le plus grand calibre de la série retenue (… A). Fractionnez le circuit ou passez en triphasé. »
- Calibre plafonné par la nature du circuit
- « Le courant d'emploi (… A) impose un calibre de … A, alors que le Tableau 10-1F plafonne ce type de circuit à … A. Il faut scinder le circuit, ou changer sa nature. »
- Température hors plage
- « La température de … °C sort de la plage couverte par la table de correction pour un isolant … (… à … °C). »
- Groupement sur chemin de câbles ou en conduit enterré
- « Pour ce mode de pose, le facteur de groupement relève d'une table non intégrée à l'outil (Tableaux 52.13, 52.14 et 52.17). Saisissez-le directement, ou ramenez le nombre de circuits groupés à 1. »
- Longueur absente
- « Indiquez la longueur du circuit. »
- Part réactive supérieure à la chute admissible
- « La seule part réactive de la chute de tension (… V) atteint déjà la limite admissible (… V sur … V). Aucune section ne permet de tenir cette contrainte : réduisez la longueur, relevez la tension, ou relâchez la chute de tension admissible. »
- Section requise au-delà de la série normalisée
- « La section requise (… mm², critère : …) dépasse la plus grande section normalisée de la série (… mm²). Il faut fractionner le circuit, relever la tension, relâcher la chute de tension admissible, ou prévoir plusieurs conducteurs en parallèle. » — la valeur brute est affichée telle quelle, jamais écrêtée en silence
- Analyse tertiaire sans niveau de sévérité
- « Le niveau de sévérité NSG du département est nécessaire pour l'analyse du risque en tertiaire ou en industriel (Tableau 44.3 de la norme). Renseignez-le : l'outil ne le devine pas. »
- Boucle dans l'arborescence des tableaux
- « L'arborescence des tableaux contient une boucle sur « … ». Vérifiez les tableaux amont. »
- Aucun courant de court-circuit renseigné
- « Aucun courant de court-circuit présumé n'a été renseigné : ni la contrainte thermique du conducteur, ni le pouvoir de coupure de la protection n'ont pu être vérifiés. »
- Reprise sans convergence
- « La reprise automatique des sections n'a pas permis de tenir la chute de tension après … itérations sur le ou les circuits suivants : …. Il faut agir sur la longueur, la tension d'alimentation, la répartition des tableaux, ou accepter un dépassement en le justifiant. »
- Session expirée
- « Session expirée ou accès refusé. Reconnectez-vous, puis rechargez cette page. »
Enregistrer, rouvrir, exporter
- Enregistrer écrit le projet complet dans un fichier JSON, que Ouvrir relit. C'est ce qui permet de reprendre une étude six mois plus tard.
- Export CSV produit le tableau des circuits : identifiant, intitulé, tableau, usage, IB, In, courbe, section, conducteur de protection, critère dimensionnant, chute de tension du circuit, chute cumulée, limite, Icc de bout de ligne et longueur maximale protégée.
- Télécharger le CCTP, depuis l'onglet CCTP, produit le document complet en texte, chapitre par chapitre, avec la référence de chaque article.