Conception NF C 15-100

Documentation par l'exemple — un projet suivi d'un bout à l'autre

Outil
rubrique-ELEC/conceptionNFC15100.php — Bâti'Tools (compte PRO)
Ce que l'outil détermine
Une installation électrique basse tension complète : régime de neutre, équipement minimal des locaux, section et protection de chaque circuit, chute de tension cumulée, parafoudre, tableaux, et le CCTP du lot électricité qui en découle
Édition prise en compte
NF C 15-100, édition d'août 2024, parties 1, 10 et 7-7xx

L'utilisateur décrit son projet en sept onglets : le cadrage (type d'ouvrage, alimentation, régime de neutre, courant de court-circuit présumé, prise de terre), les locaux, les circuits, puis il consulte les protections, le parafoudre, les tableaux et le CCTP. Un bandeau de conformité reste visible d'un onglet à l'autre et compte en permanence les non-conformités, les points à vérifier et les écarts de bonne pratique.

Il n'y a pas de bouton « Calculer » : toute saisie relance le calcul complet après un court délai.

Ce que l'outil ne fait pas : il ne remplace pas la vérification initiale au titre du Titre 6 ni le Consuel ; il ne calcule pas le courant de court-circuit à partir des données du distributeur, qu'il prend en donnée d'entrée ; il ne traite pas le branchement en amont du point de livraison, qui relève de la NF C 14-100 ; il ne dessine pas de plan. Le résultat est un avant-projet, à recouper avant exécution.

Le projet fil rouge

Maison individuelle de plain-pied, 110 m², 5 pièces principales. Alimentation monophasée 230 V, puissance souscrite 12 kVA, appareil général de commande et de protection calibré à 60 A. Régime TT, prise de terre mesurée à 50 Ω. Courant de court-circuit présumé de 3 kA à l'origine. Tableau unique au garage. Zone à densité de foudroiement moyenne, alimentation basse tension partiellement aérienne. Quatorze circuits.

Ce cas a été choisi parce qu'il fait travailler les huit modules de l'outil sans devenir illisible, et parce qu'il contient au moins un exemple de chaque situation à connaître : un circuit où c'est la section minimale réglementaire qui l'emporte, deux circuits que la chute de tension cumulée oblige à relever, une salle d'eau qui déclenche une partie 7-7xx, et une décision parafoudre qui n'est pas tranchée par le premier tableau consulté.

Le projet exemple est chargé d'un clic dans la barre d'outils : Projet exemple.

S1 — Cadrage du projet

Première saisie : ce que l'installation reçoit, et sous quel régime de neutre elle fonctionne.

Données d'entrée

Type d'ouvrage
Bâtiment d'habitation
Type d'installation
Type A — branchement BT depuis le réseau public de distribution
Nature de l'alimentation
Monophasé 230 V
Puissance souscrite
12 kVA
Calibre de l'AGCP
60 A
Icc présumé à l'origine
3 kA
Résistance de la prise de terre
50 Ω
Schéma des liaisons à la terre
TT

Résultat

Section minimale de la liaison au tableau
16 mm² cuivre Tableau 10-1D
Chute de tension retenue sur cette liaison
2 %
Limites de chute de tension
3 % pour l'éclairage, 5 % pour les autres usages Tableau 52.23
Temps de coupure applicable
0,2 s sur les circuits terminaux, 5 s en distribution Tableau 41.1

Ces quatre valeurs conditionnent tout le reste. Les 2 % consommés d'entrée par la liaison de branchement sont à retenir : sur les 3 % admis pour l'éclairage, il n'en reste qu'un seul pour les circuits terminaux — c'est ce qui fera relever deux d'entre eux à la scène S5.

S2 — Un local et ses obligations

L'utilisateur saisit la cuisine. L'outil ne rend que les prescriptions de ce local-là.

Données d'entrée

Nom
Cuisine
Type
Cuisine
Surface
11 m²
Présence d'eau
AD2 — gouttes
Chocs mécaniques
AG2 — moyens

Résultat

Socles de prise de courant
6 au minimum
Points d'éclairage
1 au minimum
Degré de protection
IPX1

Prescriptions restituées :

Deux autres locaux du même projet

Séjour, 34 m²
9 socles — un par tranche de 4 m², le décompte à la surface l'emportant ici sur le plancher applicable au local
WC, 2 m²
Aucun socle imposé — la surface ne dépasse pas le seuil ; le point d'éclairage, lui, reste dû
Si aucune influence externe n'est renseignée, l'outil le signale et ne détermine pas les degrés de protection : « Aucune influence externe n'a été renseignée pour ce local : les degrés de protection ne sont pas déterminés. L'outil ne les devine pas. »

S3 — La salle d'eau et la partie 7-701

Un type de local suffit à rendre applicable une partie entière de la norme. L'outil le dit, et restitue les volumes.

Données d'entrée

Nom
Salle d'eau
Type
Salle d'eau (baignoire ou douche)
Surface
6 m²
Présence d'eau
AD4 — projections

Résultat

Socles de prise de courant
1 au minimum
Degré de protection
IPX4
Partie déclenchée
7-701 — Locaux contenant une baignoire ou une douche
« 7-701 — Locaux contenant une baignoire ou une douche s'applique : Baignoire, douche, spa fixe, balnéo ou cabine. Articles à consulter : 701.4 volumes ; 701.5.1 IP ; 701.5.2 appareillage ; 701.5.3 canalisations ; 701.5.4 LES ; 701.5.5 boîtes ; 701.5.6 chauffe-eau ; 701.5.7 matériels. »

Volumes de sécurité restitués

Volume 0
IPX7 — appareillage interdit
Volume 1
IPX4 — commande de circuits TBTS limitée à 12 V en alternatif ou 30 V en continu
Volume 2
IPX4 — TBTS ≤ 12 V~ / 30 V⎓ ; socle de prise rasoir alimenté par transformateur de séparation de 20 à 50 VA ; socle DCL protégé par DDR 30 mA
Liaison équipotentielle
2,5 mm² cuivre si le conducteur est protégé mécaniquement, 4 mm² s'il ne l'est pas ; ou feuillard galvanisé d'au moins 20 mm² et 1 mm d'épaisseur
Chauffe-eau
À installer hors volume. À défaut, en volume 2 ; en volume 1 seulement s'il est horizontal et placé le plus haut possible. DDR 30 mA obligatoire

L'outil rend aussi la géométrie de chaque volume et les prescriptions sur les canalisations, les boîtes de connexion et les trappes d'accès. Ces éléments n'apparaissent que pour les locaux effectivement saisis.

S4 — Un circuit simple, et les quatre critères

Le circuit de prises du séjour. C'est ici que se voit ce qui distingue cet outil d'un calculateur de section : la section retenue est le maximum de quatre critères, pas de deux.

Données d'entrée

Intitulé
Prises séjour
Usage
Prises de courant
Nature du circuit
Prises de courant 16 A 2P+T (2,5 mm²)
Puissance
3 680 W
cos φ
1
Longueur
24 m
Alimentation
Monophasé 230 V
Isolant / âme
PVC (70 °C) / cuivre
Mode de pose
B1 — conducteurs isolés en conduit apparent ou en goulotte
Circuits groupés
3
Température ambiante
30 °C
Courbe
C

Résultat

Courant d'emploi IB
16 A
Calibre retenu In
16 A § 433.1
Facteurs appliqués
Température ambiante 1 (30 °C) × Groupement de circuits 0,7 (3 circuits) = 0,7
Courant admissible requis Iz
22,9 A
Sections candidates
thermique 2,5 · chute de tension 1,48 · court-circuit non vérifiée · minimum 2,5 (mm²)
Section retenue
2,5 mm² — critère dimensionnant : section minimale réglementaire
Conducteur de protection
2,5 mm² Tableau 54.3
Chute de tension
2,97 % sur le circuit, 2 % en amont, 4,97 % cumulée (limite 5 %) § 525
Durée de défaut admissible
8,6 ms à l'Icc présumé § 434.5.2

Deux points méritent d'être lus attentivement sur ce résultat.

  1. La chaîne va de IB à In puis à Iz, dans cet ordre. C'est le calibre — 16 A — et non le courant d'emploi qui sert de base au courant admissible requis : 16 ÷ 0,7 = 22,9 A. Dimensionner sur IB seul conduit régulièrement à une section pour laquelle aucun calibre normalisé n'existe.
  2. Deux critères sont à égalité et l'outil les signale tous les deux (les valeurs surlignées). Il nomme le plus parlant : quand la tenue thermique et le minimum réglementaire donnent la même valeur, c'est que la section est au plancher, et le message utile est le minimum réglementaire.
« La contrainte thermique de court-circuit n'a pas été vérifiée : elle demande l'énergie limitée I²t du dispositif, ou sa durée de coupure. Renseignez l'une des deux d'après la documentation du constructeur. » — l'outil ne se donne pas de durée de coupure forfaitaire, parce qu'un forfait de 0,1 s sur un disjoncteur limiteur multiplierait la contrainte par cent et sortirait des sections absurdes. Il indique en revanche la durée de défaut que la section retenue supporte, ici 8,6 ms, à comparer aux données du constructeur.

S5 — Un circuit long, et la chute de tension cumulée

L'éclairage extérieur, en câble enterré sur 48 m. Pris isolément, 1,5 mm² suffirait. Cumulé avec la liaison de branchement, non.

Données d'entrée

Intitulé
Éclairage extérieur
Usage
Éclairage
Puissance
450 W, cos φ 1
Longueur
48 m
Isolant / âme
PR / EPR (90 °C) / cuivre
Mode de pose
D1 — câble en conduit ou fourreau enterré
Circuits groupés
1
Température du sol
30 °C

Résultat

Courant d'emploi IB
2 A
Calibre retenu In
2 A
Facteurs appliqués
Température du sol 0,93 (30 °C) × Groupement 1 (1 circuit) = 0,93
Courant admissible requis Iz
2,2 A
Sections candidates
thermique 1,5 · chute de tension 0,65 · minimum 1,5 (mm²)
Section retenue
2,5 mm² — critère dimensionnant : chute de tension cumulée depuis l'origine
Chute de tension
0,77 % sur le circuit, 2 % en amont, 2,77 % cumulée (limite 3 %) § 525

Aucun des quatre critères propres au circuit ne demandait plus de 1,5 mm². C'est la reprise automatique qui a porté la section à 2,5 mm² : à 1,5 mm², la chute cumulée dépassait les 3 % admis pour l'éclairage. La même chose s'est produite sur « Éclairage séjour et dégagement », relevé lui aussi de 1,5 à 2,5 mm².

L'outil rend cette reprise sous forme de journal, dans l'onglet Conformité :

ItérationCircuitDeÀMotif
1C11,5 mm²2,5 mm²chute de tension cumulée
1C31,5 mm²2,5 mm²chute de tension cumulée

Deux itérations, convergence atteinte. Le journal existe pour une raison précise : un bureau d'études doit pouvoir dire pourquoi l'outil a retenu 2,5 mm² plutôt que 1,5, et le montrer à un tiers.

S6 — La protection du circuit

Reprise du circuit « Prises séjour » de la scène S4, côté protection.

Résultat

Calibre In
16 A
Courbe
C
Seuil magnétique
160 A
Icc en bout de ligne
432 A
Longueur maximale protégée
65 m — pour 24 m posés
Pouvoir de coupure minimal
3 kA

Le courant de court-circuit en bout de ligne (432 A) dépasse le seuil magnétique (160 A) : la protection déclenche, et la longueur maximale protégée (65 m) laisse de la marge sur les 24 m posés. L'Icc de bout de ligne est calculé par la méthode conventionnelle, à 80 % de la tension nominale, en prenant le conducteur de protection comme conducteur de retour ; le seuil magnétique est pris à la borne haute de la plage de la courbe, c'est-à-dire au pire cas.

Dispositifs différentiels de l'installation

Nombre minimal
2 dispositifs 30 mA
Courant assigné minimal
69 A par dispositif — calibre courant retenu : 80 A
Circuits maximum par dispositif
8
Type A imposé
Cuisson — plaque, Lave-linge
Répartition
Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être répartis sous au moins deux DDR.

L'outil précise son hypothèse : « Somme pondérée de l'ensemble des circuits : 138 A. Sous l'hypothèse d'une répartition équilibrée sur 2 dispositifs, chacun doit être calibré à 69 A au moins (règle 4 par l'aval), et au moins au calibre de l'AGCP (60 A, règle 4 par l'amont). La répartition réelle relève du concepteur : dès qu'elle est déséquilibrée, le calibre se recalcule dispositif par dispositif. »

Contacts indirects

Mode
DDR — c'est le dispositif différentiel qui assure la coupure, pas le disjoncteur
Prise de terre
50 Ω
Sensibilité maximale admise
1 000 mA

En schéma TT, la valeur de la prise de terre commande la sensibilité admissible du dispositif général. Les circuits terminaux, eux, restent protégés par les dispositifs 30 mA. NF C 15-100 § 411.5

S7 — Le parafoudre

Cinq saisies, un verdict — et son motif. C'est le module où l'erreur la plus courante consiste à ne regarder que la densité de foudroiement.

Données d'entrée

Densité de foudroiement Nk
22 impacts/km²/an
Alimentation basse tension
Entièrement ou partiellement aérienne
Paratonnerre sur le bâtiment
Non
Enjeu de sécurité des personnes
Non
Longueur de ligne aérienne BT
0,3 km
Situation du bâtiment
Terrain plat ou découvert
Perte matérielle / indisponibilité / sécurité
Moyen / Moyen / Sans incidence
Catégorie du matériel le plus faible
II — appareils domestiques

Résultat

Parafoudre utile

Motifs restitués, dans l'ordre où l'outil les a établis :

  1. Densité de foudroiement Nk = 22 impacts/km²/an, soit une classe d'influence externe AQ1.
  2. L'alimentation basse tension est entièrement ou partiellement aérienne.
  3. Le Tableau 10-1H ne rend pas le parafoudre obligatoire dans cette configuration. L'analyse du risque de l'Annexe 10A est conduite pour préciser son utilité.
  4. Analyse du risque de l'Annexe 10A : estimation du risque de foudroiement F = 64,9, estimation des conséquences G = 4. Le croisement de ces deux estimations conclut : parafoudre utile.

Caractéristiques à prescrire

Type
Type 2
Mode de connexion
CT2 Tableau 53.6
In minimal
10 kA
Niveau de protection Up
≤ 2,5 kV, pour du matériel de catégorie II
Tension Uc minimale
phase / neutre : 253 V · phase / PE : 253 V · neutre / PE : 230 V Tableau 10A.5

Mise en œuvre

« Utile » n'est pas « obligatoire ». L'outil le distingue et renvoie la décision au maître d'ouvrage, informé du risque. Trois autres situations donnent un verdict immédiat, sans analyse de risque : un bâtiment équipé d'un paratonnerre — obligatoire quelle que soit la densité de foudroiement — une alimentation aérienne en classe AQ2, et une indisponibilité concernant la sécurité des personnes en AQ2. NF C 15-100-10 § 10.1.7.7.4 et Annexe 10A

S8 — Le tableau

Quatorze circuits dans un tableau unique. Ce que l'outil en déduit, et ce qu'il refuse de faire passer pour une exigence.

Résultat

Circuits rattachés
14
Puissance installée
42 300 W, foisonnée 41 420 W
Modules occupés
34 sur 52 (4 rangées)
Réserve
35 % — exigée : 20 %
Puissance dissipée estimée
85 W
Degrés de protection
IP20 / IK07
« La réserve minimale et les degrés de protection sont normatifs. L'encombrement en modules, la puissance dissipée et le déclassement thermique sont des ordres de grandeur de pré-dimensionnement, à confirmer sur les données du constructeur. »

Cet avertissement est affiché systématiquement, et il est délibéré : dans ce module cohabitent des exigences normatives et des valeurs d'ingénierie. Présenter les secondes comme les premières serait la plus commode des erreurs. NF C 15-100 § 512.2 et 558 ; NF C 15-100-10 § 10.1.7 ; NF EN 61439

S9 — Le bandeau de conformité

Trois listes, et pas une seule. Les mélanger reviendrait à noyer ce qui bloque dans ce qui ne bloque pas.

Résultat sur le projet fil rouge

Non-conformités
0
Points à vérifier
1
Écarts de bonne pratique
3

Point à vérifier — l'outil regroupe les points identiques plutôt que de répéter quatorze fois la même phrase :

14 circuits — La contrainte thermique de court-circuit n'a pas été vérifiée : elle demande l'énergie limitée I²t du dispositif, ou sa durée de coupure. Renseignez l'une des deux d'après la documentation du constructeur.

Écarts de bonne pratique :

Synthèse du même onglet

Circuits
14
Chute de tension la plus élevée
4,97 % sur « Prises séjour »
Critères dimensionnants
section minimale réglementaire : 11 · chute de tension cumulée : 2 · tenue thermique : 1

Cette dernière ligne est celle qu'un bureau d'études lit en premier : sur quatorze circuits d'une maison individuelle, onze sont dimensionnés par le minimum réglementaire. Un outil qui ne regarderait que la tenue thermique et la chute de tension aurait donné une réponse plus faible sur onze circuits.

S10 — Le CCTP

Douze chapitres, 37 articles pour ce projet, avec les valeurs du projet substituées. Extrait de trois articles sur 37 — l'outil en restitue la totalité, groupés par chapitre.

« Ce CCTP est produit à partir des données saisies. Il reformule les exigences de la NF C 15-100 et cite les articles applicables ; il ne reproduit pas le texte de la norme, qui reste soumis au droit d'auteur de l'AFNOR et du CSTB. Il doit être relu et complété par le bureau d'études au regard des particularités du projet. »

3.4 Chute de tension admissible NF C 15-100 § 525

« L'installation est de type A. Les chutes de tension entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation n'excèdent pas 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages. La chute de tension la plus élevée relevée à l'étude est de 4,97 % sur le circuit « Prises séjour ». »

7.2 Dispositifs différentiels NF C 15-100 § 531.2 ; NF C 15-100-10 Tableau 10-1G

« L'installation comporte au moins 2 dispositifs différentiels à haute sensibilité de 30 mA, de courant assigné au moins égal à 80 A chacun. Un même dispositif ne protège pas plus de 8 circuits. Les circuits d'éclairage et les circuits de prises doivent être répartis sous au moins deux DDR. Les circuits suivants sont protégés par un dispositif de type A : Cuisson — plaque, Lave-linge. »

8.1 Parafoudre NF C 15-100 § 443 et 534.1.4 ; NF C 15-100-10 Annexe 10A

« Un parafoudre est prévu à l'origine de l'installation, l'analyse du risque concluant à son utilité. Il est de Type 2, en mode de connexion CT2, de In au moins égal à 10 kA et de niveau de protection Up au plus égal à 2,5 kV, compte tenu de la tenue aux chocs du matériel de catégorie II présent dans l'installation. Tout matériel de catégorie II situé à plus de 10 m du parafoudre d'origine est protégé par un parafoudre complémentaire de Up au plus égal à 2,5 kV. »

Les douze chapitres couvrent l'objet du lot, les textes de référence, les caractéristiques générales, l'origine et les tableaux, les canalisations, les surintensités, les chocs électriques, les surtensions, l'appareillage, les emplacements particuliers, les influences externes et la réception. Le CCTP se télécharge depuis l'onglet.

S11 — Un second cas : tertiaire à deux tableaux

Ce que le premier fil rouge ne peut pas montrer : une arborescence, une chute cumulée sur deux étages, une non-conformité de longueur protégée, et une reprise de section qu'il faut savoir refuser.

Données d'entrée

Ouvrage
Atelier tertiaire, alimentation triphasée 400 V, 36 kVA, AGCP 60 A
Régime
TN-S, Icc présumé 6 kA, prise de terre 20 Ω
Tableaux
Tableau général, puis divisionnaire atelier alimenté depuis le général
Circuits
Alimentation du divisionnaire (75 m), éclairage atelier (55 m), machine-outil (32 m), prises atelier (40 m)

Résultat

CircuitIBInSectionCritèreΔu circuitΔu amontΔu cumulée
Alimentation du divisionnaire35,3 A40 A16 mm²chute cumulée1,57 %1 %2,57 %
Éclairage atelier11,3 A13 A35 mm²chute cumulée0,34 %2,57 %2,91 %
Machine-outil18,7 A20 A2,5 mm²chute cumulée2,11 %2,57 %4,68 %
Prises atelier16 A16 A6 mm²chute cumulée2,06 %2,57 %4,63 %

Six itérations, convergence atteinte. Les quatre circuits sont dimensionnés par la chute cumulée — ce qui, à soi seul, dit que l'installation est longue pour son budget de tension.

Ce que l'outil refuse de laisser passer sans le dire

« Le circuit « Éclairage atelier » a été porté à 35 mm² alors que ses propres critères n'en demandent que 4 : 2,57 % de la limite de 3 % sont déjà consommés en amont du tableau. Le tronçon qui pèse le plus est « Alimentation du divisionnaire ». Grossir ce conducteur n'est pas le bon levier : rapprocher le tableau, passer en triphasé, ou répartir autrement la chute de tension entre les tronçons donnera un meilleur résultat pour beaucoup moins de cuivre. »

Le résultat est juste — la chute cumulée est bien tenue à 2,91 % pour 3 % admis — mais il serait trompeur sans ce message : ce n'est pas ce circuit-là qui pose problème. Rendre 35 mm² pour un circuit d'éclairage sans l'expliquer, c'est laisser le concepteur chercher son erreur là où elle n'est pas.

Non-conformité relevée

NF C 15-100 § 434.5.2 et 411.4 — Le courant de court-circuit en bout de ligne (303 A) n'atteint pas le seuil magnétique de la protection (400 A, courbe D à 20 × In). La longueur maximale protégée est de 24 m pour 32 m posés. Augmentez la section, descendez en courbe B, ou fractionnez le circuit.

Le circuit de la machine-outil est en courbe D, comme il est d'usage pour un moteur. C'est précisément ce choix qui remonte le seuil magnétique à 20 × In et met la longueur protégée en défaut. L'outil ne corrige pas la courbe à la place du concepteur : il nomme la limite et propose les trois leviers.

Tableaux

Tableau général
1 circuit, 8 modules, 1 rangée, réserve 38 %, IP20 / IK07
Divisionnaire atelier
3 circuits, 14 modules, 2 rangées, réserve 46 %, IPX1 / IK08
« Pour un échauffement interne de 35 K, les calibres des appareils sont à déclasser d'environ 5 %. Cette valeur est un ordre de grandeur de pré-dimensionnement : le déclassement réel est celui que donne le constructeur au titre de la NF EN 61439. »

S12 — Messages d'alerte et d'erreur

L'outil ne corrige jamais une saisie hors domaine en silence. Il calcule ce qui peut l'être, et nomme la limite atteinte.

Mode de pose inconnu
« Mode de pose inconnu : « … ». »
Isolant non référencé
« Isolant inconnu : « … ». Seuls le PVC et le PR sont référencés. »
Courant admissible au-delà de la table du mode de pose
« Le courant admissible requis (… A) dépasse ce que permet la plus grande section de la table pour ce mode de pose (… mm²). Prévoyez plusieurs conducteurs en parallèle, ou un autre mode de pose. »
Courant d'emploi au-delà de la série des calibres
« Le courant d'emploi du circuit (… A) dépasse le plus grand calibre de la série retenue (… A). Fractionnez le circuit ou passez en triphasé. »
Calibre plafonné par la nature du circuit
« Le courant d'emploi (… A) impose un calibre de … A, alors que le Tableau 10-1F plafonne ce type de circuit à … A. Il faut scinder le circuit, ou changer sa nature. »
Température hors plage
« La température de … °C sort de la plage couverte par la table de correction pour un isolant … (… à … °C). »
Groupement sur chemin de câbles ou en conduit enterré
« Pour ce mode de pose, le facteur de groupement relève d'une table non intégrée à l'outil (Tableaux 52.13, 52.14 et 52.17). Saisissez-le directement, ou ramenez le nombre de circuits groupés à 1. »
Longueur absente
« Indiquez la longueur du circuit. »
Part réactive supérieure à la chute admissible
« La seule part réactive de la chute de tension (… V) atteint déjà la limite admissible (… V sur … V). Aucune section ne permet de tenir cette contrainte : réduisez la longueur, relevez la tension, ou relâchez la chute de tension admissible. »
Section requise au-delà de la série normalisée
« La section requise (… mm², critère : …) dépasse la plus grande section normalisée de la série (… mm²). Il faut fractionner le circuit, relever la tension, relâcher la chute de tension admissible, ou prévoir plusieurs conducteurs en parallèle. » — la valeur brute est affichée telle quelle, jamais écrêtée en silence
Analyse tertiaire sans niveau de sévérité
« Le niveau de sévérité NSG du département est nécessaire pour l'analyse du risque en tertiaire ou en industriel (Tableau 44.3 de la norme). Renseignez-le : l'outil ne le devine pas. »
Boucle dans l'arborescence des tableaux
« L'arborescence des tableaux contient une boucle sur « … ». Vérifiez les tableaux amont. »
Aucun courant de court-circuit renseigné
« Aucun courant de court-circuit présumé n'a été renseigné : ni la contrainte thermique du conducteur, ni le pouvoir de coupure de la protection n'ont pu être vérifiés. »
Reprise sans convergence
« La reprise automatique des sections n'a pas permis de tenir la chute de tension après … itérations sur le ou les circuits suivants : …. Il faut agir sur la longueur, la tension d'alimentation, la répartition des tableaux, ou accepter un dépassement en le justifiant. »
Session expirée
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